Quoi, un BLOG ?!

Le but de celui-ci n'est pas de battre des records de fréquentation mais d'éviter, au maximum, de sombrer dans la xyloglossie texte
De toute façon, ne vaut t'il pas mieux échanger avec une poignée de personnes éduquées que se taper les dégoisements d'une horde d'ignares ?


FESSEBOOK vous propose des articles avec, en complément, des "coups de gueule" (colonne de droite) dans lesquels l'actualité y est moins brûlante, mais où vous y trouverez amplement matière à cogiter.

August Bebel prophète de malheur

August Bebel (1840-1913), le « Jaurès allemand »
devant le Reichstag le 9 novembre 1911 :

« Ainsi, on armera de tous les côtés et l'on ira jusqu'au point où l'un ou l'autre des adversaires dira : ''Mieux vaut une fin rapide dans l'horreur qu'une horreur sans fin''. C'est à ce moment-là que viendra la catastrophe. L'Europe entière suivra le tambour et seize à dix-huit millions d'hommes dans leur plus bel âge, la fleur des différentes nations, sortiront équipés des meilleurs instruments d'assassinat. Le crépuscule des dieux approche pour le monde bourgeois »... 

On ne l'a pas écouté.  Mais nous connaissons la suite !


L'histoire

« QUAND LES LIONS AURONT LEURS GRIOTS, LES HISTOIRES DE CHASSE NE FINIRONT PAS TOUJOURS A LA GLOIRE DES CHASSEURS »
Remplaçons le mot «griot» de ce proverbe africain par celui d’ «historien» et creusons.
L’histoire est, dit-on, une des grandes passions des Français. Ce n’est pas un mal en soi, c’est même une nécessité par les temps qui courent.
Mais il ne faut jamais oublier que c’est un des outils fondamentaux de la manipulation politique. Elle est nécessaire au pouvoir en place pour créer le mythe fondateur d’une nation. L’instruction obligatoire n’a pas omis de s’en servir allègrement.

Surréalisme

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager mon effarement à la lecture de ce tweet de notre ministre de l'Intérieur : "Aux jeunes qui partent en Syrie, je veux dire qu'il y a 1000 combats à mener dans la République, pour la France".
 Ce ne sont en effet pas les cibles qui manquent pour les candidats au statut de "martyr_de_la_foi"
Reste à espérer que ce ne soit qu'un canular de ses opposants...
Par Pangloss - Publié dans : Ricanons 

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Mohammed Merah, un Toulousain. Mehdi Nemmouche, un Roubaisien.
Les Français sont-ils devenus antisémites?

Un article qui change de ce que l'on entend dans nombre de médias français! [ juillet 2014 ]

Depuis l’entrée de Tsahal dans la bande de Gaza, les médias parlent benoîtement d’"importation du conflit", de "violences inter communautaires". Elles sont tout de même un peu à sens unique, les violences "inter-communautaires". Cela consiste, en gros, à ce que des jeunes gens d’origine arabo-musulmane s’en prennent à des juifs, manifestant par là leur soutien à leurs "frères" palestiniens opprimés. Ils n’ont d’ailleurs pas attendu le conflit de Gaza pour pratiquer ce sport, et l’agression ou l’injure adressée aux juifs est devenue un phénomène récurrent. La mort de centaines de femmes et d’enfants palestiniens est un désastre humain qui doit susciter en tout homme l’horreur et la compassion. En conséquence de quoi, il est légitime d’aller casser la figure à un juif de France qui n’y est pour rien. Sans doute parce que ces gens-là, c’est bien connu, forment un lobby. Tout juif est complice. Que soutiennent-ils, en tant que quoi manifestent-ils, ceux qui cassent du juif, et ceux qui manifestent contre l’opération israélienne. Soutiennent-ils ? Le Hamas ! Savent-ils que les textes de référence de ce mouvement n’ont rien à envier à ceux du Parti nazi ? Que son objectif déclaré est de tuer les juifs et de détruire Israël ? Veulent-ils qu’Israël reçoive éternellement ses missiles sans réagir ? Savent-ils que l’intrication des combattants et des civils est telle, à Gaza, que faire le tri lors d’une opération militaire est d’une extrême difficulté. Réagissent-ils en tant qu’Arabes ? Mais ils sont français, et en quoi un Français est-il impliqué dans un conflit international ? Réagissent-ils alors au nom de la justice universelle ? En tant qu’êtres humains ? Mais alors, pourquoi ne se révoltent-ils pas quand on massacre les Indiens du Chiapas, les Tibétains ? Pourquoi les centaines de milliers de morts, les inconcevables cruautés perpétrées au Darfour ne les jettent-ils pas dans les rues ? Tout de même pas parce qu’elles sont le fait des milices d’un régime islamiste ? Pourquoi ne trouvent-ils pas étrange que les communautés juives aient quasiment disparu de tous les pays arabes, après persécutions et spoliations ? Pourquoi ne réclament-ils pas, au nom de la justice, le droit au retour des juifs chassés. PROPAGANDE PARANOÏAQUE. S’ils réagissent en tant qu’Arabes, où étaient-ils quand les Syriens ou les Jordaniens massacraient dix fois plus d’Arabes, palestiniens ou non, que Tsahal ? Savent-ils que l’un des rares endroits du Moyen-Orient où les Arabes bénéficient de droits démocratiques, c’est Israël ? Savent-ils que, pour la liberté, la démocratie, les droits de l’homme, il vaut infiniment mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, et, à bien des égards, qu’arabe dans un pays arabe. Savent-ils qu’Israël soutient financièrement la Palestine, soigne les Palestiniens dans ses hôpitaux ? Que les deux millions d’Arabes israéliens ont leurs députés ? Savent-ils que, si la haine antijuive et le négationnisme se déchaînent dans les pays arabes, attisés par une propagande paranoïaque, qui n’hésite pas à faire usage du faux antisémite des Protocoles des Sages de Sion, la réciproque n’est pas vraie ? Que si de nombreux Israéliens défendent les droits des Arabes, rarissimes sont les Arabes qui défendent des juifs. Réagissent-ils en tant que communauté opprimée ? Mais alors, pourquoi les Noirs de France ne s’en prendraient-ils pas aux Arabes qui les exterminent au Soudan ? Pourquoi la communauté indienne ne manifesterait-elle pas contre les régimes arabes du Golfe qui traitent leurs "frères" comme des esclaves ? Voilà qui mettrait de l’ambiance dans la République. Réagissent-ils en tant que musulmans ? Mais où étaient-ils quand on les massacrait en Bosnie, en Tchétchénie, en Inde ? Leur silence ne s’explique tout de même pas parce que les massacreurs n’étaient pas des juifs, n’est-ce pas ? Savent-ils que les musulmans d’Israël pratiquent librement leur culte ? Que l’université hébraïque de Tel-Aviv abonde en jeunes filles voilées ? Combien de juifs en kippa au Caire, à Damas, à Bagdad ? L’exigence de justice est-elle à sens unique. On finit donc par se dire que ces manifestations, les violences et les cris de haine qui les accompagnent ne sont motivés ni par la compassion envers les victimes palestiniennes, ni par le souci de la justice, ni même par la solidarité religieuse ou par la bonne vieille haine du juif. On peut massacrer et torturer à travers le monde cent fois plus qu’à Gaza, le vrai coupable, le coupable universel, c’est le juif. Une poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, une poignée de juifs qui, en outre, décident de ne plus être victimes, voilà qui est insupportable ! Il faut donc bien que les juifs soient coupables ?
  Par Pierre Jourde, romancier, critique littéraire, professeur à l’université de Grenoble-III

Dans L’œil.

« Démosophie est un néologisme composé de « Demos » (peuple) et « Sophia » (sagesse). Ce néologisme a été enregistré pour la première fois en 1990 par Eric Fiorile, auteur d’un ouvrage du même nom (non publié), enregistré auprès de l’Institut de la Propriété Intellectuelle à Paris. En 2010, il publie cet ouvrage, réactualisé avec l’aide de nombreux libres penseurs de toute la planète, en plusieurs langues (Demosophy en anglais, Demosophía en espagnol). Ce livre décrit le concept de la Démosophie comme un modèle de société qui, au lieu d’être dirigée par l’oligarchie politique issue de la République, le serait par l’élite intellectuelle du pays, sans aucune sélection par la situation sociale, donc sans partis politiques, ni élections de dirigeants. Ce modèle mettrait en place des dirigeants sélectionnés par des études, puis par concours, n’ayant d’autres pouvoirs que ceux d’appliquer les directives de l’autorité suprême.
L’autorité suprême serait exercée directement par le peuple tout entier. Ce modèle de gouvernement interdirait toute forme de corruption, ce qui nuirait aux intérêts des multinationales et provoquerait riche et lourdl’enrichissement des individus et des petites entreprises au détriment des banques et des grandes sociétés. Le peuple deviendrait « l’état » en remplacement d’une classe politicienne qui serait condamnée à disparaître. Toutes les grandes entreprises, matières premières, et sources de production passeraient donc sous le contrôle direct du peuple, ce qui provoquerait un effondrement des prix dans tous les secteurs liés à l’énergie et une reprise économique générale qui parviendra peu à peu à compenser le pillage politique des cinquante dernières années. »

Cette nouvelle utopie fait son chemin sur le web et les sites qui lui sont consacré se multiplient.

De la confusion entre identité et nationalisme comme source de la crise.

Paru dans [http://www.dilhadsul.fr/] Prononcer 'Diiyad zud'.
La question du mariage pour tous a fait émerger au grand jour cette France qu’on croyait d’avant-guerre : patriotique, catholique, homophobe, raciste, sexiste, profondément réactionnaire, peureuse, recroquevillée sur des valeurs nationales et morales basées sur le droit du sang et l’exclusion. Nombre d’entre nous, habitués par leurs fréquentations ou par leur histoire personnelle à croiser des cultures différentes au sein d’un même territoire, voire à la personnalité habitée par plusieurs identités, n’ont pas vu venir la vague nauséabonde qui remontait des égouts.

[Lire la suite, dans Gourous, papes et charlatans  ]

Après la vache, le poisson fou ?

Delphine Batho, la très discrète ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a été surprise du retour programmé des farines de porc et de volailles pour nourrir les poissons d'élevage. Une autorisation pourtant rendue publique par la Commission européenne.
"Les farines animales, à nouveau autorisées pour nourrir les poissons. Normal ou pas normal ?" lui avait-il été demandé sur Canal Plus. Moment de gêne pour la ministre qui avoue immédiatement : "J'avais pas vu cette autorisation". La journaliste la briefe : "Nous l'avons appris par Bruxelles". Réponse : "Bizarre. Bizarre oui. Je vais regarder".

Vous avez dit 'xénophobie' ?!

Il y a une certaine incohérence entre la volonté proclamée par le gouvernement d'attirer les investissements étrangers et le décret que vient de pondre ce même gouvernement et dont on nous rebat les oreilles.
Décret qui soumettrait ces investissement à un accord dès lors qu'ils concerneraient des secteurs stratégiques.
Secteurs stratégiques ? Alors que notre police est équipée de pistolets automatiques suisses, que notre armée de l'air utilise des AWACS américains, que nous comptons sur les Russes pour envoyer des astronautes rejoindre la station spatiale internationale. Mais aussi (pas de raison de ne pas étendre le domaine de la stratégie) quand nos vignobles sont achetés par les Japonais, que le PSG est entre les mains du Qatar, que les séries américaines envahissent nos télés, et qu'il a fallu, il y a quelques années, tenter d'imposer un quota de chansons françaises à la radio.
Car tout est stratégique, nos comportements de consommation, notre culture, nos modes de vie, notre langue même...

Egalité, et + si fraternité...

Barbara Stocking, directeur-général d’Oxfam, indique qu’au cours des vingt dernières années les personnes les plus aisées de la planète, qui représentent à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l’inverse, les plus démunis tentent de survivre tant bien que mal avec moins d’un dollars par jour.
Dans son rapport, la confédération d’ONG britannique cite l’Index des Milliardaires de Bloomberg dont la dernière version estime à 240 milliards de dollars le revenu net des 100 personnes les plus riches du monde. Oxfam avait dévoilé son rapport sur les inégalités intitulé :  « The cost of Downloaded Fileinequality : how wealth and income extremes hurt us all », soulignant cette triste évidence ;  le revenu annuel des 100 personnes les plus riches pourrait permettre d’éradiquer quatre fois la pauvreté mondiale.
Allez, on peut prendre la Liberté de s'indigner face à autant d'égalité. Elle est belle la  fraternité