Quoi, un BLOG ?!

Le but de celui-ci n'est pas de battre des records de fréquentation mais d'éviter, au maximum, de sombrer dans la xyloglossie texte
De toute façon, ne vaut t'il pas mieux échanger avec une poignée de personnes éduquées que se taper les dégoisements d'une horde d'ignares ?


FESSEBOOK vous propose des articles avec, en complément, des "coups de gueule" (colonne de droite) dans lesquels l'actualité y est moins brûlante, mais où vous y trouverez amplement matière à cogiter.

QUAND ON VOUS DIT QUE L'ECONOMIE C'EST SIMPLE COMME TOUT…

PARABOLE.

-Un homme portant cravate (c’est important) se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse,
il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait.
Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi,
la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendit les bêtes.
Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.
Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.
Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l’unité.
Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne
quatre foisle prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.
Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal
et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.
Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra.
Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier.
Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds,
il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.
Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes,
le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie,
ne traça pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d’être dégradée et prise à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines,
mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.
Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses :
moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repoussa l’âge de départ à la retraite,
on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts.
C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Quand on vous dit que l’économie c’est simple comme tout…
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- Quelques constatations :

a). "La France est un vrai paradis fiscal pour les plus riches" Certes, la pression fiscale en France est l'une des plus élevées d'Europe mais elle affecte, proportionnellement moins les très, très riches (on parle là de patrimoine supérieur à 10 millions d'euros): ceux-là bénéficient de grosses niches pour leurs impôts sur le revenu et surtout pour leur ISF (outil de travail, œuvres d'art, ISF PME...) et, surtout, organisent la gestion de leur fortune via un holding "tirelire" à la fiscalité douce. "Au final, un ménage très fortuné qui subit un taux d'imposition de plus de 20% est juste mal organisé et mal conseillé", assure l'avocat fiscaliste Olivier Riffaud. Cependant, les nouvelles mesures fiscales que va mettre en place la gauche dans le budget 2013 risquent de durcir le jeu de l'optimisation...
b). "Les 20 Français les plus riches emploient un million de salariés". C’est l’un des enseignements du classement annuel des 500 plus grosses fortunes de France réalisé par Challenges. Les patrons et propriétaires de LVMH (Bernard Arnault), Sodexo (Pierre Bellon), Auchan (Gérard Mulliez), PPR (François Pinault), Chanel (Alain Wertheimer), Bouygues (Martin Bouygues) ou encore Illiad-Free (Xavier Niel) sont aussi de gros employeurs.
c) "La musique que l’on entend aux Galeries Lafayette est composée par Olivier Dassault, député et administrateur de Dassault Aviation". Le petit-fils de Marcel Dassault est compositeur à ses heures perdues. Il a publié six compilations de ses compositions, le plus souvent des hymnes commandés par des entreprises. On peut franchement parler de musique d’ascenseur sans vexer personne, puisque l’un de ses morceaux, intitulé Schindler a été écrit pour la célèbre marque d’ascenseurs.
d. "Le film Little Buddha de Bernardo Bertolucci est dédié à la mémoire de Francis Bouygues". Après avoir investi dans la télévision en rachetant TF1 en 1987, le roi du béton, s’est intéressé au cinéma avec de grandes ambitions et de gros moyens. Il a créé la société de production Ciby Pictures, avec des bureaux à Hollywood. Ses réalisateurs étaient David Lynch, Jane Campion, Pedro Almodovar et Bertolucci qui a sorti son film peu de temps après la mort du grand patron en 1993.
e). "Les ventes d’objets d’art battent des records malgré la crise". Le record historique d’un tableau vendu aux enchères date du 2 mai dernier, Le Cri de Munch, a été adjugé à 96 millions d’euros chez Sotheby’s à New York. En France, le montant des adjudications a bondi de près de 10% à 1,25 milliard en 2011.
f) "La fortune du candidat républicain Mitt Romney représente le double des patrimoines cumulés des huit derniers présidents américains". Le politicien de confession mormone est à la tête d’une fortune estimée entre 190 et 250 millions de dollars, amassée dans la finance avec le fond Bain Capital. Les revenus de ses seuls placements financiers s’élèvent à 20 millions de dollars par an.
g). "Le petit oiseau bleu de Tweeter s’appelle Larry, en hommage au basketteur américain Larry Bird". Ce joueur blanc des Celtics de Boston a été le grand rival de Magic Johnson dans les années 90, avec lequel il a été co-capitaine de la Dream-Team lors des JO de 1992. Le co-fondateur de Twitter, Biz Stone a confirmé que l’oiseau Larry, en passe de devenir l’un des logos d’entreprise les plus connus de la planète, a bien été inspiré par le grand Larry "Legend" Bird.

 Une journée maussade dans un petit bourg humide au fin fond de l’Irlande…ou de la Grèce ou de l'Italie, ou de l'Espagne ou de la France ...!  


Les rues sont désertes, car les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit  Là-dessus arrive un touriste Allemand ( ou Suisse, ou Luxembourgeois, ou Monégasque...)  bref , un riche. Il arrête sa belle voiture devant le seul hôtel de la ville et il entre.
Il pose un billet de 100 €sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d’en choisir une pour la nuit.  Le propriétaire de l’établissement lui donne les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.
Dès que le touriste a disparu dans l’escalier, l’hôtelier prend le billet de 100 €, file chez le boucher voisin et règle la dette qu'il a envers celui-ci.
Le boucher se rend immédiatement chez l'éleveur de porcs à qui il doit 100 € et rembourse sa dette.  L’éleveur à son tour s'empresse de régler sa facture à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail.
Le directeur de la coopérative se précipite au pub régler son ardoise.
Le barman, glisse le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis un moment.
La fille, qui occupe à crédit les chambres de l’hôtel avec ses clients, court acquitter sa facture chez l’hôtelier.  L’hôtelier pose le billet sur le comptoir là où le touriste l’avait posé auparavant.
Là-dessus le touriste descend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s’en va.
Personne n’a rien produit, personne n’a rien gagné, mais plus personne n’est endetté et le futur semble beaucoup plus prometteur…  C’est ainsi que fonctionnent les plans de sauvetage au profit des pays de l’Europe en difficulté !
La dette : quelle belle invention , l'argent n'a aucune valeur mais il dicte tout ...